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polype uterin



polype uterin



Parmi les cas de consultation les plus fréquents chez la femme ces derniers mois, figure les problèmes de polype utérin. Outre les cancers du col de l'utérus, les kystes, les fibromes ou encore les problèmes de fertilité, les polypes uterins font partie des maladies les plus récurrentes chez la femme. Il s'agit en réalité d'une tumeur au niveau de la muqueuse de l'endomètre. Dans notre article du jour, on vous en dit plus sur cette pathologie qui peut entraîner des problèmes de fertilité si aucun soin n'est apporté.



polype utérin : qu'est-ce que c'est ?


Un polype utérin est une excroissance de la muqueuse utérine. Son nom lui est attribué en fonction de sa localisation. Lorsque le polype uterin se trouve au niveau de la cavité utérine, on parle de polype intracavitaire. Lorsqu'il se retrouve au niveau du col de l'utérus on parle de polype de l'endocol. On parle de polype utérin tout simplement lorsque celui-ci se retrouve au niveau de l'endomètre.


Par contre, lorsque le polype uterin se localise au niveau de l’endomètre ou dans le canal cervical et s’extériorise au niveau de l’orifice externe du col on parle de polype accouché par le col. Ce qu'il faut savoir aussi au sujet du polype utérin, c'est qu'il peut apparaître seul ou en groupe. C'est-à-dire qu'au lieu d'avoir un polype,vous pouvez en avoir deux, trois, quatre ou plus.


Généralement bénigne, cette tumeur peut-être soit :

  • pédiculée (avec un pied d’insertion) ou sessile (avec une large base d’implantation) ;

  • fibreuse ou muqueuse ;

  • de taille variable, allant de quelques millimètres (on parle alors de « micropolype ») à plusieurs centimètres.

Puisqu'il s'agit d'une pathologie hormodépendante (c'est-à-dire qu'elle est stimulée par les hormones en l’occurrence les œstrogènes), les polypes utérins touchent globalement les femmes de plus de 30 ans. Le risque est d'ailleurs plus élevé en période de ménopause (entre 45 et 60 ans). Cependant, cela ne veut pas dire que toutes les femmes souffrent ou souffriront de polypes utérins au cours de leur vie. Quand il survient, un polype utérin peut rester silencieux pendant un bon moment.


À tel point que c'est lors d'un examen gynécologique fortuit ou lors d'un bilan de fertilité qu'il est découvert. Il peut même arriver qu'un polype soit confondu à un fibrome.

Symptômes et causes d'un polype utérin


On vous disait tantôt qu'un polype utérin peut rester asymptomatique pendant de nombreuses années. Mais certains signes peuvent déjà vous mettre la puce à l'oreille comme par exemple des saignements en dehors des périodes de règles (on parle de métrorragie), des règles qui sont plus abondantes (ménorragie) ou des écoulements génitaux abondants.



Bien qu'à lui seul, un polype ne puisse entraîner une infertilité, il peut en être un facteur. C'est d'ailleurs l'un des facteurs les plus récurrents de l'infertilité féminine. En guise d'exemple, il est le plus souvent diagnostiqué lors d'un examen de fertilité.


Causes


En ce qui concerne les causes, elles ne sont pas bien connues jusqu'à ce jour. Tout ce que l'on sait sur la pathologie, c'est qu'il s'agit d'un déséquilibre hormonal chez la femme. Qu'est-ce qui est à la base de ce déséquilibre ? Certains scientifiques ont tenté de donner des explications. Alors bien que ce ne soit pas des causes directes, ces quelques caractéristiques sont des facteurs de risque du polype utérin.


On distingue donc le surpoids qui peut agir sur les hormones notamment chez la femme. On retrouve souvent ce dernier parmi les causes ou les facteurs de risque des maladies hormonales. Certains traitements oncologiques peuvent aussi entraîner ou être des facteurs de risque d'un polype utérin.



Diagnostic d'un polype utérin


Un polype utérin (dans le cas où il est seul) peut rester asymptomatique pendant longtemps pour être découvert lors d'un examen fortuit. Mais dans quelques cas, il peut laisser apparaître quelques signes qui vous mettront la puce à l'oreille. Si vous avez donc des suspicions, il existe des examens qui permettent d'infirmer ou de confirmer la présence de polype utérin.


Votre médecin traitant vous fera passer soit un examen gynécologique au spéculum qui permettra d'évaluer le col de l’utérus ainsi que les parois vaginales, soit une échographie pelvienne par voie endovaginale qui permettra d'explorer l'utérus ainsi que les ovaires.


Outre ces deux examens, vous pouvez être appelé à passer une hystéroscopie diagnostique qui permet de visualiser directement l’intérieur de la cavité utérine ou une biopsie ciblée qui consiste à prélever un fragment de tissu pour un examen histologique. Le type d'examen que vous auriez à passer dépend des symptômes (s'il y en a) et de votre médecin traitant.


Comment en guérir


Les traitements pour un polype utérin sont de différents types. Ils dépendent de la taille, de l'aspect ainsi que des risques de complication. À l’heure actuelle, il existe trois types de traitement contre les polypes utérins. On distingue le traitement hormonal à base de progestatifs pour les polypes de petite taille et les interventions chirurgicales. Dans le deuxième cas, deux options sont possibles :

  • une polypectomie qui est une intervention chirurgicale consistant à l'ablation des polypes utérins. Elle est pratiquée sous anesthésie locorégionale ou générale ;

  • une endométrectomie qui est une ablation de la muqueuse utérine via hystéroscopie opératoire pour éviter tout risque de récidive. Cette intervention est proposée aux patientes qui ne désirent plus procréer ou sont déjà ménopausées.

Peut-on tomber enceinte avec les polypes utérins ?


Généralement, les petits polypes utérins (inférieurs à 12 mm) n’ont aucun effet sur la fertilité des femmes. Cependant, selon leur localisation, leur nombre et leur taille, ils peuvent :

  • faire obstacle au transport des spermatozoïdes et empêcher la fécondation ;

  • gêner la nidation de l’embryon ;

  • être cause de fausses couches.

Afin d’assurer la meilleure prise en charge des patientes engagées dans une démarche de PMA, les centres IVI proposent dès la première visite toute une série de tests visant à dresser un bilan de fertilité exhaustif. Parmi ces tests indispensables à tout diagnostic précis, nos spécialistes s’appuient sur :

  • une étude hormonale basale (analyse sanguine permettant d’étudier les hormones FSH, estradiol, LH et AMH mettant en évidence l’état de la réserve ovarienne) ;

  • une échographie (fournissant de précieuses données sur la réserve ovarienne et l’état de l’utérus) ;

  • une hystérosalpingographie (test radiologique permettant d’évaluer l’état de la cavité utérine et la perméabilité des trompes de Fallope).

À la lumière des résultats, le spécialiste peut poser son diagnostic et préconiser le traitement le mieux adapté au cas de sa patiente.

Vous souhaitez en apprendre davantage sur les dispositifs mis en œuvre pour accompagner les femmes atteintes de polypes utérins dans les cliniques IVI ?


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